Le reboisement de l'Aigoual

Entre 1874 et 1908, le forestier Georges Fabre a oeuvré pour le reboisement de l'Aigoual, aujourd'hui couvert d'un manteau forestier de 16 000 ha. Cet travail exemplaire a été réalisé pour lutter contre l'érosion torrentielle et l'ensablement du port de Bordeaux.

L'objectif était d'obtenir une futaie d'essences mélangées. Les reboisements ont été exécutés en partant des bois déjà existants, qui ont servi de point d'appui pour repeupler les landes environnantes, et en utilisant le pin à crochets comme essence pionière au-dessus de 1200 m. Des seuils de pierre sèche ont été construits à la tête de multiples ravins pour freiner l'érosion sauvage, et 400 km de chemins ont été tracés pour assurer les travaux forestiers. Le pin à crochets a accaparé les crêtes dénudées ; il a été suivi, quelques années plus tard par les hêtres, les épicéas, les mélèzes, les sapins.

Des arboretums ont permis d'acclimater avec succès des essences de croissance rapide : arboretum de l'Hort-de-Dieu, et de la Foux.

Tourné en 2007, le documentaire-fiction L'aigoual retrouvé retrace cette épopée de manière fort intéressante ; plus de détails sur mon blog et le site du réalisateur Marc Khanne.

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